Quand la vie nous rappelle à l'ordre ...

Mis à jour : sept. 8



D'où nous viens cette idée farfelue que nous avons un contrôle sur les choses ...

D'où émane cette volonté d’assujettir inlassablement notre environnement ...

D'où tire-t'on cette incroyable insouciance et arrogance du genre humain ...

Lorsque l'on regarde sérieusement le fonctionnement de la vie et du vivant, nous pouvons constater que celui-ci possède des qualités incroyables ... telles que l'adaptation, l'auto-régulation et l'évolution.


La vie s'adapte toujours à son environnement ... quel qu'il soit.

À condition qu'elle ai eu la chance d'émerger et de prospérer un temps soit peu.


Pourtant, l'être humain sort du lot avec sa volonté et sa capacité à s'émanciper de cette dynamique. Il interfère et cherche à contrôler tout ce qu'il touche, tout ce qui lui fait envie, tout ce qui pourrait le servir, et ce ... d'une manière ou d'une autre ... immanquablement.


Peu importe les implications qui en découlent, peu importe les conséquences de ces changements à court, moyen ou long terme. Seul la satisfaction immédiate est intéressante ... car elle est lucrative, apaisante, sécurisante, satisfaisante. Elle est profitable.


Malheureusement, le vivant est un édifice fragile et potentiellement instable lorsque l'on cherche à le modifier à grands coups de pied ou de surconsommation exponentielles de ses ressources.


Car pour l'humain ... il en faut toujours plus.

Encore et encore et encore et encore un peu plus.


Mais ce n'est pas la vie ...


Le processus de la vie suit son cours, immuable et continu. Tant et aussi longtemps qu'il pourra réaliser de nouvelles combinaisons dans la génération du vivant, il continuera sa route vers l'évolution. Avec ou sans nous. En fait, cela lui importe peu ... il n'est pas doté d'une personnalité au sens propre du terme entendu par l'esprit humain. Ce n'est qu'une dynamique "infinie" qui ne fait que progresser.


Contrairement à nous qui effectuons la démarche strictement inverse.


Nous ne faisons que consommer sans rien générer en retour.


Car non, la richesse ne permet pas au vivant de se nourrir et d'évoluer. Elle ne permet aux humains que d'accumuler des valeurs matérielles qui vont disparaître inévitablement à très cours termes ainsi que des richesses toutes aussi virtuelles qui s'effacent et s'effondrent à la moindre crise (climat, virus ...).


Nous n'avons pas compris.

Nous n'avons pas appris.


Nous avons besoin de retrouver cette connexion réelle au vivant, à la vie, à la Terre pour mieux apprécier notre potentiel d'humain, membre du grand cercle des vivants. Nous ne sommes pas plus forts que les autres mais potentiellement ... bien plus faibles qu'eux.


Car eux s'adaptent, changent, évoluent.


Aucune autre espace ne cherche à s'enrichir avec de l'argent illusoire, aucune autre espèce n'entre en compétition avec les autres sans avoir seulement des besoins à combler, il n'existe pas non plus d'espèces qui cherchent inlassablement à laisser des traces d'elle-même par peur de mourir.


Mettre ses pieds dans la terre et ressentir le sol vibrer,

Lever ses bras au ciel et ressentir le vent souffler,

Fermer les yeux et doucement vivre la vie.


Nous faisons partis d'un système qui nous dépasse et que nous cherchons par tous les moyens à domestiquer alors qu'il n'offre rien d'autre que tout ce dont nous avons besoin pour être libre, heureux et bien. Tout est déjà là, simple, accessible, disponible ... juste là.


Nous avons bâti la nécessité de consommer ce dont nous n'avions pas besoin. Nous convoitons ce qui ne nous était pas destiné, ni aujourd'hui ni jamais. Nous consommons ce qui ne devrait jamais l'être et nous cherchons à nous développer au-delà de ce que le système du vivant ne peut supporter ou même tolérer. La nature passe sont temps à nous rappeler notre petitesse, notre faiblesse, notre ignorance.


Mais nous n'apprenons pas.


Aujourd'hui encore, nous cherchons par tous les moyens de revenir le plus rapidement possible sur le modèle que nous avions hier. Il était bien, confortable, sécurisant. Pourtant, c'est un linceul mortuaire. Nous avançons inlassable vers le gouffre et nous prions tous ensemble pour vite y revenir ...


Mais pourquoi ... qu'est ce qui ne veut pas s'intégrer dans notre programme de compréhension. Pourquoi faut-il que nous soyons aussi bête et limité dans la démarche d'apprentissage et d'évolution.


Nous fuyons la mort de toutes nos forces alors qu'elle est un fondement de la vie.


Toutes les cultures et traditions se sont familiarisées avec la Mort, cette étape de la vie inexorable et présente en tous lieux et en tous temps. Nous avons peur de disparaître. Mais nous n'avons toujours pas compris que tant que nous serons égoïstes et individuels ... la mort sera toujours atroce et cruelle.


Alors que, lorsque nous devenons "collectif" nous devenons UN, nous devenons UNIS ... et désormais, la mort physique ne devient plus qu'une simple étape. Mais la mort de l'identité elle, ne survient jamais car l'esprit perdure dans l'esprit collectif. Nous faisons ainsi parti d'un tout. Nous devenons : le vivant.


Notre égoïsme et notre individualisme nous poussent à être reconnu par nos pairs mais sans jamais vouloir créer un collectif véritable ... notre petit "moi" cherche toujours à se séparer du groupe. Car il veut être le plus fort, le plus intelligent, le plus grand, le plus ... toujours plus.


Nous devrions tenter de (re)venir au collectif.

Non pas une société séparée du vivant,

Mais un groupe d'humains vivants.


---


Je ne sais pas comment les choses vont évoluer dans l'avenir.


Nous avons aujourd'hui la possibilité de revenir aux bases, aux essentiels et ainsi redéfinir les fondements de notre humanité. Voulons-nous encore garder le modèle de l'humain contre la planète ? Avec ce modèle de consommation de notre environnement sans limites ni contre-parties ou voulons-nous changer et expérimenter d'autres horizons, d'autres voies possibles, d'autres chemins incertains.


Il n'y a pas de réponses toutes simples mais ce qui est évident, c'est que tant que l'être humain ne prendra pas le temps de s'asseoir pour réfléchir à lui-même, à sa propre condition, à ses propres habitudes, à son propre fonctionnement ... jamais il n'apprendra ... et la fin n'en sera que plus tragique.


Aujourd'hui, nous faisons face à un virus ... un petit virus quand même.


Nous aurions pu avoir Ebola en face de nous, à l'échelle planétaire. Avec un taux de mortalité avoisinant les 70% ... une personne sur deux pourrait ne plus être là demain juste à cause d'un coup de dés de notre belle planète et du vivant qui la compose. Il est donc temps, de commencer à changer.


Pour rappel, avant notre virus, nous étions dans une dernière ligne droite face aux changements climatiques, à la réduction de la biodiversité et des espaces de vie (origine de notre virus en passant). Nous sommes donc responsables de notre situation actuelle ... alors, quand comprendrons-nous ?


Demain, après cette pandémie ... nous allons faire face à une plus grande menace encore.


Notre bêtise.


Sylvain


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