L'art de se poser des questions ...

Mis à jour : il y a 2 jours


Sylvain Rouchié : Le blogue

Chaque semaine, je rencontre des hommes et des femmes qui se noient littéralement dans leur questionnement. Des interrogations à ne plus en finir, sur tout et pour tout. Chaque jour, chaque semaine, chaque mois et ce, depuis des années voire même ... toute leur vie.


Parfois ces questions sont légitimes et pleine de bienveillance, de curiosité, d'insouciance. Parfois, elles sont acerbes, jugeantes, irritantes, inappropriées et surtout ... impossibles à répondre.


Mais c'est quoi une question ? À quoi ça sert ? D'où cela vient-il et pourquoi ne sommes-nous pas tous pareil à son sujet ? Comment bien questionner ? Et questionner qui, sur quoi, pour quoi ? Et puis ... qui questionne vraiment ? Quelle partie de nous a vraiment besoin de savoir ? Et cette partie justement ... que fait-elle de se savoir par la suite ?


La question est-elle vraiment utile ?

Peut-elle ou doit-elle remplacer l'expérience ?

Est-ce que nos réponses nous ont déjà satisfait par le passé ?


Bien des questions qui amènent encore et toujours à d'autres questions.

Dès que la machine est lancée, c'est une histoire sans fin qui se répète encore et encore.

Pour ma part et depuis aussi longtemps que je me souvienne, on m'a toujours dit que la curiosité était un vilain défaut. Tout autant qu'un moteur insatiable pour notre imaginaire et notre besoin de comprendre, de nous sécuriser dans nos actes, nos paroles et nos pensées.


Il me semble évident que cette curiosité est un trait fondamental de l'être humain, une caractéristique qui lui permet d'apprendre, d'interagir avec son environnement, avec ses congénères ainsi que d'établir des liens avec ce qui l'entoure. De près ou de loin.


Mais à partir de quand, cette curiosité quitte le réel pour s'aventurer dans l'imaginaire ? À partir de quel moment, il devient "plus intéressant" de quitter l'expérience de ce qui se passe "ici et maintenant" en face de moi ?


Pourquoi devrais-je passer du temps à "penser", à "imaginer" une situation qui n'est pas réelle au moment où j'y pense et surtout qui semble particulièrement improbable de m'arriver un jour.


Comme si le mental avait besoin de "s'occuper" pensant qu'il n'avait rien (de mieux) à faire à ce moment-là. Une forme d'activité comme une autre, un passe-temps, une fonction "veille" qui accole des idées ensemble même si elles n'ont aucun rapport, aucune réalité, aucun lien.


Et si l'on avait perdu la véritable notion de la question ...

Si l'on ne savait plus utiliser cette capacité à des fins utiles et constructives ...

Pourquoi continuer à nous torturer l'esprit pour des questions inutiles et sans intérêts ...



Ne pourrait-on pas "réapprendre" à utiliser notre cerveau, notre intelligence, nos capacités ? Ne pourrait-on pas "prendre le temps" de nous poser des questions utiles et pertinentes ?

Et si notre capacité à interroger retrouvait sa puissance et son vaste potentiel d'antan ?


Vous savez ... quand l'humain ... essayait de découvrir le monde, son monde, son univers. Quand il avait la rage et la passion d'explorer la réalité et ce qui se cache à son regard, à arpenter l'invisible et déduire ce qui évolue hors de sa portée, de sa perception, de son être.


Où est finalement passée notre si belle et forte curiosité ?


Sommes-nous devenus si blasés de la vie qu'il est rendu plus intéressant de s'intéresser à des futilités ? des niaiseries qui n'apportent rien et ne permettent rien pour notre émancipation et notre évolution ?


De nos jours, nos questions se limitent à des notions de critiques, de jugements et d'égoïsme. Nous avons perdu de vue "les vraies questions" et nous ne sommes plus que l'ombre de nous-mêmes. Mais que s’est-il passé ?


Ma photo est-elle suffisamment sexy ? Est-ce que j'attire suffisamment l'attention ? Ai-je assez de "followers" ? Suis-je assez exceptionnel ? Est-ce que je me démarque suffisamment des autres ? Est-ce que les gens "ont envi" de moi, de ma vie, de ce que j'ai ou offre ?


Est-ce que je rentre bien dans telle ou telle case ? Il faut bien s'identifier à quelque chose, appartenir à quelque chose. Car c'est nettement plus rassurant et cela permet de se sentir moins seul.


Nous sommes rendus des êtres "objets".

Nous sommes rendus des "esclaves" de nos idées.

Nous sommes rendus des "illusions" dans un monde "d'illusions".


Mais où est passée la belle et grande flamme qui nous anime en tant qu'espèce vivante au sein d'un monde si exceptionnel ? Notre monde est unique, l'humanité tout autant.


Nous sommes un miracle de l'évolution.


Des possibles de l'univers tout entier, nous pourrions accomplir tant de choses.

Partager, explorer, apprendre, comprendre, analyser, vivre des expériences sans limites.


Mais nous choisissons (pour la plupart) de rester derrière nos écrans, nos idées, nos croyances, nos rêves … plutôt que de nous lancer à vivre pleinement ce pourquoi nous sommes là … vivre … sans savoir … sans prévoir … sans peur … sans limitation réelle.


A quand un retour à la (vraie) vie ?


Cessons de penser pour tout et tout le temps ... surtout quand ce n'est pas nécessaire. Retrouvons le chemin du réel, du concret, du maintenant, de l'expérience et de l'existence.


Prenons soin de notre présent,

il devra ainsi, un meilleur passé.


Amicalement,

Sylvain


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