Chine ancienne : Vision de la maladie

Mis à jour : févr. 29



« Appelé un jour au chevet du prince Huan, Biange prit les pouls de ce dernier et lui dit :


“Seigneur, vous souffrez d’une affection qui ne se manifeste pas encore par des signes extérieurs, mais n’en doutez pas, elle est là.


Fort heureusement, elle n’a pour l’instant pas dépassé la peau. Si vous suivez dès maintenant le traitement qui convient, elle disparaîtra.”


Incrédule et méprisant, le prince le congédia sans faire cas de son jugement. Cinq jours plus tard, Biange revint prendre les pouls du prince.



“Seigneur, je vous en conjure, il faut vous traiter sans retard. La maladie a maintenant pénétré dans vos chairs.” Toujours incrédule, le prince le congédia avec des mots blessants.


Cinq jours plus tard, Biange, voyant le prince passer en ville avec sa suite, vite se cacha. Le prince qui avait observé son manège le fit rechercher pour lui demander raison de son comportement.


“Seigneur, je me suis enfui, lui dit celui-ci, parce que je sais que maintenant la maladie est dans vos vaisseaux et qu’il n’y a plus rien à faire.”


Le lendemain, le prince étant au plus mal, on envoya quérir Biange, mais celui-ci avait déjà quitté la ville pour offrir à d’autres ses services.


N’ayant rien voulu entendre de ce que son médecin lui avait dit, le prince mourut dans de grandes souffrances. Souffrance et bonheur commencent souvent par de toutes petites choses et se développent ainsi selon les circonstances. »



Tiré du livre :

Vivre l'énergie du Tao.


Sylvain Rouchié

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